Ma Ville FEZ en 5 sens

Publié le par La Grosse Zèbre


La vue:

L'atterissage dans cette cuve dans les terres, la ville dans ces couleurs ocres allant du plus clair au plus foncé, les montagnes tout autour avec les restes des remparts, le tombeau des Mérinides. Mais c'est aussi les zeliges partout, les dorures et l'art du bronze dans chaque ruelle de la médina. C'est les palmiers longeant la rue, les artisans exposant leur fruit aux coins des intersections, des fruits qui ressemblent à de vrai fruits, les lumières de la ville le soir!

L'ouie:

L'appel à la prière 5 fois par jour, la musique arabo-andalouse dans chaque café, à chaque coin de rue, la langue arabe en elle-même qui plus je la comprends, polus est chantante, les rires et cris des gamins dans les rues, le marchand de ferraille qui passe avec son âne et sa carrosse, le marchand d'eau qui passe avec ses cloches, les conversations de voisinage du terrasse à l'autre.

L'odorat:

L'odeur de la poussière, les parfums des plantes que le vents amène, mais aussi les déchets de la médina, les odeurs des épices du souk, l'odeur du cuir fraichement tanné dans le quartier des tanneurs, mais aussi de la viande fraichement égorgée, le crottin de mule omniprésent, la pollution des nombreux petits taxis, mais aussi le thé à la menthe et le parfum de mon homme

Le goût:

Les fruits frais vendus aux coisn de rue, les tajines, pastillas, les couscous de ma belle grand-mère, les épices, les cornes de gazelles et autres patisseries au miel, les fruits de cactus, l'eau des sources de Sidi Harazem riche en souffre, les jus de fruits frais à base de lait de chèvre, les dattes fraiches et les figues...

Le toucher:

Le museau des mules qui servent de moyen de transport dans les ruelles étroites de la médina, les massages aux gants de crins par Aicha, ma masseuse du hammam du quartier, les tissus flamboyants et doux et lisse vendus au marché, les murs reches de la médina qu'on frôle forcément dès qu'on doit ceder le passage à une autre personne dans les ruelles, la main de mon homme dans la mienne en se promenant à l'air doux du soir.

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Last Night in Orient 21/03/2009 15:28

c'est un très beau blog que je découvre, mais Fès ne s'écrit-il pas Fès ?J'ai  l'impression d'y faire une belle ballade à travers cette ville...je viens d'écrire un article sur le sujet...

La Grosse Zèbre 21/03/2009 15:48


Coucou, bienvenue sur mon blog, j'aime toujours recevoir de nouveaux invités.
Ben écoute Fez peut s'écrire de pleins de façons comme Fez, Fès, Fes, Fas,... c'est bien le problème de la transcription phonétique de la langue arabe. C'est comme pour les prénoms. Le dernier
exemple en date que j'ai croisé ou on a vraiment galeré pour l'orthographe est le prénom Mohcine, qui s'écrit également Mohsen, Mocine, Mohssine, etc... Et j'ai l'impression que les jeunes
marocains en font un style comme mon beaufrère: sur les papiers son prénom s'écrit AZZEDINE, mais lui préfère l'écrire AZ-DEEN. Au final Allah oualem!
Bises et à bientôt!


btissam 26/02/2009 09:56

moi aussi j'adore cette ville merci pour la photo bise btissam